James BALDWIN

James  BALDWIN
IL EST RARE QU'UN CRI SOIT ENTENDU
ET JE CROIS QUE NOUS AIMONS
POUR L'ETERNITE
CEUX QUI L'ENTENDENT !





"Je t'aime.
Ne l'oublie pas .
Et, quoi que soit ce qui te rend heureux,
c'est cela que tu dois faire.
Quelque soit celui qui te rend heureux,
c'est à ses côtés que tu dois être."






HARLEM QUARTET
Harlem, chronique des années 50. C'est l'époque des émeutes raciales et des assassinats. L'obscénité d'un monde cruel où des enfants maudits se débattent, avec l'énergie d'un immense espoir, entre les cris et la haine, combats et prières. Dans ce roman violent, cru, sauvage, tout à tour exalté et tendre, suintant de larmes, de sang et de sueur, rythmés par les cadences du gospel et les hosannahs de la compassion, un homme meurtri remonte le temps, évoquant les destins croisés de 4 personnages. JULIA, la môme évangéliste, violée à 14 ans par son père, et qui perd la foi. ARTHUR, militant pour les droits civiques, homosexuel, trucidé dans une pissotière. JIMMY, son amant, et HALL, le grand frère, qui cherche à supporter l'insupportable ! Un roman plein de tonnerre et d'amour !!!

# Posté le jeudi 28 juin 2007 17:39

Modifié le mercredi 27 février 2008 17:54

La quête

Rêver d'un impossible rêve
porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop, même mal,
Tenter sans force et sans armure
d'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
suivre l'étoile
peu m'importe mes chances
peu m'importe le temps
ou ma désespérance

Et puis lutter toujours
sans question ni repos
se damner
pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
mais mon c½ur serai tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce q'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.


Jacques BREL

# Posté le dimanche 24 juin 2007 03:57

Modifié le mercredi 27 février 2008 17:45

Michel Ange

Michel Ange
Sonnet à Tommaso Cavalieri
XXV.


Tu sais bien que je sais, mon seigneur, que tu sais
que je m'en suis venu jouir de toi de plus près ;
et tu sais que je sais que tu sais qui je suis :
alors, pourquoi tarder à nous fêter l'un l'autre ?

Si l'espoir dont tu m'as bercé n'est pas trompeur,
s'il est vrai que tu vas combler mon grand désir,
que s'abatte le mur qui les sépare encore,
car le tourment qu'on cèle est un double martyre.

Je n'aime en toi, mon cher seigneur, que cela même
que tu prises le plus : en vas-tu prendre ombrage ?
Mais c'est un esprit qui s'éprend d'un autre esprit !

Ce dont je suis en quête dans ton beau visage,
ce qu'il m'enseigne, autrui ne peut pas le saisir,
et qui le veut apprendre doit d'abord mourir.





Hugo et Baudelaire dessinaient : Michel-Ange écrivit. Dans les deux cas, une maîtrise en éclipsa une autre : les Italiens lisent les poèmes du sculpteur du "David" comme nous lisons "Les Fleurs du Mal". N'est-il pas temps de nous mettre à l'écoute d'un Michel-Ange poète, l'un des plus grands de la lyrique italienne ?
Climats 171 p.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 15:32

Modifié le mercredi 27 février 2008 17:40

BAISER

BAISER
Qui pourrait m'aider
Qui pourrait sauver mon âme
Je m'en fous, je voudrais te donner un baiser
Je veux te donner
Je veux te donner un baiser
Laisse-moi passer effleurer mes doigts sur toi
Come to me
On va s'embrasser et nos lèvres
Vont se purifier
Tu me donnes un baiser et nos langues
Vont juste s'emmêler
Et ta peau se mouilla, elle aura comme un goût,
Un goût de lait
Je te respire
Sur ton sourire
Le baiser que tu m'as donné pour t'aimer
Je t'aime comme un fou...
Come to me
Come to me
Come to me

Seuls tous les deux, on restera attachés
Comme un adieu
J'envie de te caresser, j'ai envie de ton baiser
Nos lèvres vont se mouiller et nos cheveux vont s'emmêler
Ton sourire effrayé. Oh ! Oh !
Corrige-moi mes fautes
Embrasse-moi
Come to me
Le baiser pour rester rien que nous deux
Pour s'aimer et s'embrasser
Come to me
Come to me
Come to me


INDOCHINE
Album de 1990 - Le baiser

# Posté le lundi 18 juin 2007 16:23

Modifié le lundi 14 juillet 2008 03:47

Sur les murs de ma chambre...

Sur les murs de ma chambre...
Je suis un voyageur

et chaque jour je découvre

en toi

en moi

un pays nouveau.

Toi et moi demeurerons

étrangers à cette vie

étrangers l'un à l'autre

et chacun à lui-même

jusqu'au jour

où tu parleras

et ou je t'écouterai...




" La vie creuse devant nous le gouffre de toutes les caresses qui ont manqué."

Antonin ARTAUD

# Posté le dimanche 17 juin 2007 11:50

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 14:31

Les poètes

Les poètes
Et c'est encore toi sans fin qui te promènes

Berger des longs désirs et des songes brisés

Sous les arbres obscurs dans les Champs Elysées

Jusqu'à l'épuisement de la nuit ton domaine.


Louis Aragon




In the evening of life,

we shall be judged by love alone."

St. John of the Cross

# Posté le dimanche 17 juin 2007 11:46

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 14:29

RAMON 2

6- L'Ami dit à l'Aimé : " Toi qui emplis le soleil de splendeur, emplis mon coeur d'amour !" L'Aimé répondit : " Sans la plénitude de l'amour, tes yeux ne seraient pas en larmes et tu ne serais pas venu jusqu'à ce lieu voir ton amant."

7- L'Aimé mit à l'épreuve son Ami pour savoir s'il aimait parfaitement, et il lui demanda quelle différence il y a entre la présence et l'absence de l'Aimé. L'Ami répondit : " Celle qu'il y a entre l'ignorance et l'oubli, et la connaissance et le souvenir."...

... du Livre de l'Ami et de l'Aimé de Ramon Llull

# Posté le vendredi 15 juin 2007 17:17

Modifié le mercredi 27 février 2008 17:13

William

William
« Tout mes jours sont des nuits, à moins que je ne te voie ... »

C'est quand mes yeux se ferment que je te vois le mieux.
Tout au long du jour, ils ne voient que laideurs,
Mais quand je dors, en rêve, ils se tournent vers toi,
Où sombres et brillants, ils percent la nuit sombre.

Mais toi, dont même l'ombre illumine les ombres,
Comment te rendrais-tu visible en pleine clarté
Quand ton éclatante lumière fait pâlir le jour,
Quand dans mes yeux fermés ton ombre brille toujours ?

Comme ils s'ouvriraient grands de te voir en plein soleil
Alors que dans la nuit noire, ton ombre indécise
Ne se montre à ces yeux clos qu'en un profond sommeil !

Tous mes jours sont des nuits, à moins que je ne te voie,
Toutes mes nuits, jours éclatants quand je rêve de toi.


William SHAKESPEARE Sonnet XLIII

# Posté le jeudi 14 juin 2007 15:21

Modifié le mercredi 27 février 2008 17:07

Solitude

Solitude
I dreamt about the one I love in my bed at night;
I have sought him but have not found him !
I shall get up and go through the city
to look for the one I love;
I have looked for him but could not find him.



Bei Nacht auf meinem Lager suchte ich,
den meine Seele liebt;
ich suchte inh, doch ich fand ilm nicht !
So will ich aufstehen
und die Stadt durchstreifen :
ich will den suchen, den ich liebe ;
ich suchte ihn, doch ich fand ihn nicht !


Sur ma couche, pendant des nuits,
j'ai rêvé à celui que j'aime :
je l'ai cherché mais ne l'ai point trouvé !
Je me lèverai et j'irai à travers la ville,
chercher celui que j'aime ;
je l'ai cherché mais ne l'ai point trouvé !


Cantique des cantiques 3/1-2

# Posté le lundi 11 juin 2007 18:01

Modifié le samedi 26 avril 2008 16:09

Allégeance

" Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus : qui au juste l'aima ?

Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus : qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas ?


René CHAR - Fureur et mystère

# Posté le vendredi 08 juin 2007 08:24

Modifié le mercredi 27 février 2008 16:58